Présentation
Aux origines, site préhistorique, puis établissements gallo-romains (villae). Age d'or au XIIIème siècle, sous la seigneurie des Thoire-et-Villars (château rasé en 1601). Ensuite, intégration au duché de Savoie.
Terroir familial des BICHAT (Xavier BICHAT, chirurgien et anatomiste, mort en 1802). Au XIXème siècle, activité prospère à cause de sa situation sur l'axe de communication Lyon-Genève-Italie.
Aujourd'hui, 1500
habitants, deux moyennes entreprises, une volonté touristique et une
nette identification culturelle.
Les
hameaux de BREIGNES, ALLEMENT, LEYMIAT et LA CUEILLE montrent chacun
une intéressante chapelle. Celle de LA CUEILLE est peut-être la plus
remarquable, elle est en cours de restauration.
Humbert IV, afin de contrer les ambitions de ses rivaux, les Comtes de Savoie installés à Pont-d’Ain, décide de transformer le petit bourg de Poncin en place forte redoutable et enviée. En 1290, il pose les fondations d’une imposante forteresse sur l’éperon qui domine le village ; il ceint celui-ci de murailles et de tours et lui accorde en 1292 une charte de franchise très libérale afin d’attirer de nouveaux habitants.
Poncin devient capitale florissante des puissants sires de Thoire et Villars qui y établissent leur chambre des comptes et leur tribunal. La ville connaît un essor considérable : avant la grande peste du XIV ème siècle, elle compte 5 000 habitants, quand Bourg n’en compte que 2 500 et Paris 30 000.
Poncin à alors fière allure : elle peut s’enorgueillir de posséder un hôpital, l’un des premiers de la région, de beaux hôtels, en particulier celui des Bolomier (chancelier de Savoie).
Aujourd’hui, l’ensemble du château comprend, les jardins classés, les restes du puissant château fort rasé à hauteur du premier étage, et le château du XVIII ème construit à partir de 1716 au nord du vieux château.
L’originalité de Xavier Bichat sera de se vouloir le médecin de tout l’homme, liant anatomie et médecine, avec des recherches physiologiques sur la vie et la mort. Il contribuera au développement de l’histologie.
La construction d’un pont est de nouveau évoquée en 1865 à la suite d’une pétition de 22 habitants d’Allement. Ces derniers demandaient leur attachement à Neuville-sur-Ain arguant qu’il fallait traverser la rivière avec chariots et animaux, ce qui représentait pas mal de danger en temps des grandes eaux et de plus coûtait cher.
Une contre pétition signée de 18 habitants du même hameau, fît valoir l’avantage qu’il y avait à vendre les produits des exploitations à Poncin distant seulement de 3 kms. Elle l’emporta auprès du Conseil Municipal.
Par la suite, une supplique fut adressée à l’Empereur Napoléon , lui demandant avec insistance la construction de ce pont.
Mais c’est en 1870, après la construction du chemin reliant la vallée du Suran à Poncin, qu’on décide enfin de lancer l’ouvrage. Chose dite n ‘est pas chose faite, et c’est seulement en 1881 que le pont qui existe actuellement vit le jour. Il s’agit d’un pont de trois arches en maçonnerie long de 122 m et large de 6 m.





